Dans la chaleur de la nuit
Le mal est toujours puni
Les "Unités Kojiki", sortes d'armures intégrales de combat dotées d'une intelligence propre bien qu'instinctive, ont été découvertes alors qu'elles avaient été perdues par l'entreprise pharmaceutique qui les a créé, la Yomotsu Corporation. Cette dernière dépécha de nombreux agents dans l'espoir de les retrouver mais leurs nouveaux porteurs, se surnommant les "Tokusatsu", étaient devenus des justiciers masqués protégeant la ville de la menace Kaijin, des créatures monstrueuses aussi bien nées des malversations génétiques hasardeuses de la Yomotsu qu'à une singularité de la ville : l'énergie Fuzen.
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 Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.

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Suragawa Fumio
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MessageSujet: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 0:19


Suragawa Fumio

Bonjour, je m'appelle Suragawa Fumio, mais on ne me surnomme pas vraiment : quitte à en arriver à de telles familiarités, je préfère autant que l'on m'appelle par mon prénom. J'ai actuellement vingt-quatre ans, car je suis né le 29/07/1997 à Okuse même et je suis japonais (rien de bien exceptionnel jusque là). Il m'arrive parfois de faire quelque chose de ma vie et si je ne suis pas en train de faire du sport (peu importe lequel : j'aime courir, nager, faire du vélo, et à l'occasion pratiquer certains sports en équipe, notamment du basket que j'ai pratiqué pendant toute ma scolarité ; l'exercice, c'est bon pour entretenir sa forme, et cela entraîne une forme curieuse de dépendance, on ne se sent plus bien quand on ne dépense plus son énergie), je suis masseur dans un salon à Tsukibakiya ; toutefois, vu que, contre espèces sonnantes et trébuchantes, je ne refuse pas d'offrir quelques services supplémentaires, d'ordre sexuel, j'entre également dans la catégorie des prostitués. Cela ne me dérange pas le moins du monde. Même si ce n'est sans doute pas par amour du métier que je me suis retrouvé là. Si vous voulez tout savoir je suis dans une situation financière légèrement difficile, ayant définitivement coupé les ponts avec mes parents très jeune, et ayant abandonné les études, mon porte-monnaie s'est très vite vidé. C'est comme cela que les embrouilles ont commencé. Et vu que je n'ai aucun secret pour vous, vous pouvez aussi savoir que je suis à la base hétérosexuel, et qu'il ne me serait sans doute jamais venu à l'esprit que l'on pouvait coucher avec un individu du même sexe que soi. Mais ça, c'était avant. Je suis en train de devenir bisexuel, mais toujours plutôt attiré par les femmes malgré tout. A vrai dire, ça m'importe peu, la question de mon orientation, ce n'est jamais qu'une étiquette que l'on colle pour classer les gens. En amour en revanche, je ne me vois pas du tout capable d'envisager une relation amoureuse avec un homme. Et, pour être honnête, je pense même ne pas être en mesure de m'engager dans une relation tout court pour le moment. Je suis célibataire, et c'est tant mieux, car je ne suis pas sûr qu'une demoiselle apprécierait beaucoup la licence de mes mœurs. On me dit souvent que je ressemble à Kuroo Tetsuroo de Haikyuu. Je suis dans le groupe des Civils.

comment peut-on me reconnaître ?

Caractère Essayer de comprendre Fumio n'est pas chose aisée, contrairement à ce que l'on peut penser au premier abord. En effet, il serait assez facile d'enfermer Fumio dans l'image qu'il renvoie. Bien sûr, bon nombre de ses sourires sont sincères, et sa motivation n'est certainement pas feinte : on a bien affaire à un jeune homme dynamique et volontaire. Toutefois, s'en tenir à ce niveau serait simpliste. Fumio, c'est un optimiste ; il a franchement du mal à imaginer que quelque chose puisse mal se produire, et a confiance en tout, sauf en une seule chose : son avenir. En dehors de quelques questionnements sur ses évolutions de carrière, qu'il prend bien soin d'étouffer, il ne s'inquiète de rien, ne prévoit rien, n'attend rien. Il est simplement positif. Du coup, Fumio, il est bien rarement déprimé ; si son moral n'est pas au beau fixe, c'est que la situation est grave. Car pour lui décrocher le sourire de ses lèvres, il faut y aller. Même le fait de jeter sa dignité aux orties, en faisant de son corps un objet que l'on peut prêter au besoin, n'entame pas sa bonne humeur. Fumio essaie toujours de voir le bon côté des choses, et ne s'autorise pas la moindre plainte. Il se montre parfois assez dur avec lui-même, n'hésitant pas à se morigéner à voix haute (peu importe le public qui peut l'entendre) lorsqu'il sent qu'il se laisse aller. Fumio déteste l'inaction, et considère que, dès lors que l'on déploie tous les efforts possibles pour s'en sortir, alors on ne peut raisonnablement pas se plaindre de ce que l'on vit. La véritable malchance nous tombe dessus sans que l'on puisse y faire quoique ce soit. Et, sur ce point, Fumio est assez lucide : sa situation actuelle est le résultat de ses choix. Il ne va pas nécessairement regretter ses décisions passées ; Fumio vit totalement dans le présent, le passé lui importe peu ; toutefois, il prend bien soin de se rappeler de son cheminement. Fumio envisage sa vie de façon totalement linéaire, comme un rapport de causes à conséquences. De sorte que la contingence et le hasard n'ont pas de réelle place dans sa vision du monde : du coup, il lui est assez facile de ne pas avoir peur des aléas de la vie, puisqu'il n'y croit guère. Sa façon d'envisager les choses est parfois lacunaire, cela dit. Les concepts de Fumio restent assez simples ; il a abandonné l'école avant la fin de son lycée, et n'a jamais fait beaucoup d'efforts pour réfléchir. Il n'a rien d'un intellectuel, et n'est pas forcément très malin. Le déroulement de son existence a un peu corrodé sa naïveté, toutefois, il est toujours possible de le mener par le bout du nez si l'on s'y prend bien. Fumio n'est pas d'un naturel trop méfiant.

Cela ne veut pas dire pour autant que Fumio est le benêt rieur dont il est facile d'abuser. Malgré tout, il a ses principes. Ce n'est pas que Fumio ne connaît pas la honte, ou ait rejeté toute dignité. Il est assez fier, dans son genre. Parce qu'il y a des choses dont il a conscience malgré tout : du fait qu'il est dans une forme physique exceptionnelle, y compris comparé aux jeunes gens de son âge, parce qu'il est extrêmement sociable et à l'aise avec tout le monde, parce qu'il a un certain esprit d'initiative et ne rechigne jamais à la tâche. Fumio ne serait pas aussi à l'aise en société s'il n'avait pas conscience de ce qu'il y a de bien en lui, et s'il n'essayait pas d'occulter ses défauts : le fait qu'il manque parfois d'un peu de courage, malgré tout, ou sa mauvaise habitude de ne jamais penser au lendemain, ni aux conséquences. Fumio a un petit côté girouette : il ne change peut-être pas d'avis comme de chemise, mais il est assez facile de l'influencer pour le faire changer d'avis. Et, en règle générale, quand il converse avec quelqu'un, il ne cherche ni le conflit, ni l'affirmation de ses propres idées ; il se dit ouvert à tout, et c'est très certainement vrai, car il n'aurait jamais frappé à la porte de ce salon de massage autrement. Il n'y a pas grand-chose qui le dérange. Ce qui est susceptible de l'énerver, en revanche, c'est l'irrespect. Il n'apprécie pas trop non plus quand on mélange travail et vie privée. Comme il le dit lui-même, le travail, c'est ce qu'on fait pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent quand on reçoit sa paie, que l'on aime ce que l'on fait ou non. La vie privée, c'est du ressort de ce que l'on aime vraiment. La distinction est importante : non, Fumio n'est pas un mec facile, encore moins quelqu'un de lascif. Et, en vérité, il est certainement un peu romantique. Mais sa fierté, c'est d'être capable de faire son job correctement, alors se rendre au travail tous les jours n'est pas forcément une contrainte pour lui. Cela vaut toujours mieux que d'essuyer les regards furieux de sa famille, du tout où il gardait encore contact avec elle.

Cela dit, Fumio n'est peut-être pas l'homme le plus facile à vivre. Si vous êtes non-fumeur, vous serez peut-être incommodé par l'odeur de tabac qui lui colle parfois à la peau. Fumio ne fume pas beaucoup, par rapport à bon nombre de fumeurs, mais il a toujours besoin de sa cigarette quotidienne, après le boulot. Et, depuis quelques temps, il lui arrive d'en prendre une seconde, juste avant d'aller dormir ; cela l'apaise. Ce n'est pas très bon pour sa santé, ni pour le porte-monnaie, mais cela reste encore gérable pour le moment. De plus, Fumio est tout le temps en train de bouger. Quand il se lève, il fait son footing. Il repart courir après le travail. Et, quand il est en congé, ou les week-end, il traîne dans les salles de sport. Cela ne fait pas de lui une personne très attentive, car il n'accorde pas beaucoup de temps aux personnes qu'il apprécie. C'est, en même temps, ce qui lui permet de révéler la partie informelle de son métier, qu'il a tendance à taire non parce qu'il en aurait honte, mais parce qu'il sait très bien le genre de réactions que cela provoquerait, et qu'il n'a guère envie d'entendre ses proches essayer de le convaincre qu'il est tombé bien bas. N'attendant pas vraiment à rencontrer de la compréhension, il préfère donc garder cela pour lui. Toutefois, dans la mesure où il s'agit de quelque chose qu'il cache, on lui attribue très rarement de bonnes intentions à l'égard de ses amis. On le voit plutôt comme un type léger, pour qui l'amitié paraît parfois n'être pas réellement importante. Ce qui est faux. Il a simplement tendance à ne pas trop dévoiler son attachement, et peut se montrer bien plus pudique avec ses sentiments que vis-à-vis de son corps.

Dernier point, Fumio n'apprécie pas trop le phénomène Tokusatsu. A l'inverse de son meilleur ami qui est un véritable totaku, le jeune homme trouve les derniers événements assez stupides. Plus jeune, il est vrai, ces armures le faisaient rêver, et sans doute caressait-il secrètement le rêve d'en revêtir une un jour. C'est du passé, désormais. Fumio ne croit pas que de s'improviser super-héros, comme dans les bandes dessinées, soit une bonne chose, car cela a tendance à déséquilibrer les choses. Parmi les quelques principes de Fumio, on retrouve notamment celui-là : le mieux, c'est encore de pouvoir se débrouiller par soi-même. Et non profiter d'une technologie obscure et dangereuse qui vous fait perdre de vue le fait qu'au fond, vous n'êtes qu'humain.

Physique Fumio a les traits typiques d'un Japonais. Cheveux d'ébène, yeux sombres, teint de lait. Et cela ne le dérange nullement d'avoir ce côté un peu « monsieur-tout-le-monde » ; il y a quelque chose d'unique chez lui, c'est son sourire. Jamais celui-ci ne semble se décrocher de ses lèvres. Des sourires joyeux, des sourires sarcastiques, voire même des sourires forcés ; peu importe, dans le fond, la raison pour laquelle il sourit, son visage semble s'être figé dans cette perpétuelle expression. Cela lui confère un air chaleureux ; il respire la joie de vivre et le bien-être. Il a le visage d'un homme qui s'assume totalement, qui refuse d'avoir quoique ce soit à cacher. On tend donc à le considérer comme quelqu'un d'honnête ; après tout, avec ses airs volontiers enjoués et son franc-parler, il a tout l'air d'un homme qui ne ment guère. Son visage a un petit côté masque : tel un objet, il ne bouge que rarement. Bien sûr, différentes émotions traversent de façon fugitive sa figure ; la colère et la tristesse savent aussi laisser leur empreinte sur sa peau encore jeune et lisse. Mais ce ne sont que des passages ; cela ne dure jamais longtemps. Son visage est fait pour être heureux, après tout.

Cette franchise, cette énergie se traduisent également dans ses gestes. Larges, amples, assurés, ils trahissent une personne qui n'a pas peur d'aller vers les autres. Le langage corporel de Fumio est toujours accueillant, et l'on se sent facilement en confiance avec lui. Sa haute taille - comptez un bon mètre quatre-vingt-quatre - n'a ainsi rien d'écrasant, mais lui donne un côté solide. Ce qui confirme cette impression, cependant, c'est la corpulence de Fumio. Avec tout l'exercice physique qu'il pratique, ce n'est nullement surprenant de constater que non seulement monsieur n'a pas un poil de graisse (ou du moins, assez peu), mais en plus sa musculature s'est développée. A vrai dire, cette forme exceptionnelle est plutôt contingente : ce n'est pas l'effet d'un régime ou d'un effort volontaire pour maigrir, mais bien le fait que Fumio, ne tenant pas en place, passe beaucoup de temps à courir, de sorte qu'il est un peu l'exemple de la vie saine (à l'exception des moments où il fume, en fait). Et au final, c'est plutôt pratique, au vu de son métier : on peut peut-être accuser Fumio d'avoir une apparence assez classique, mais même sans être le genre de ses clients, il présente un physique plutôt agréable. L'avantage de la jeunesse, dirons-nous.

Quelque chose te différencie ? Il n'y a rien qui différencie véritablement Fumio. Par rapport aux Tokusatsu ou aux Kaijin, c'est quelqu'un de très banal, avec une vie normale (sauf ponctuellement), des fréquentations normales (enfin, c'était vrai autrefois), et des rêves normaux (à savoir avoir de l'argent et mener une existence confortable). Dans le fond, ce qu'il y a de plus différent en lui, c'est sa façon d'envisager sa situation. Le concept de dignité est quelque chose que Fumio ne conçoit pas clairement. Qu'est-ce que la dignité humaine ? Être capable de se regarder dans un miroir en étant satisfait des actions que l'on a pu exécuter. Et il n'y a strictement rien dont Fumio n'ait honte. A ses yeux, faire commerce de son corps est quelque chose d'assez logique quand on est comme lui, sans aucune perspective d'avenir et sans économies, il n'y a donc pas à en avoir honte. C'est cela qui change, chez Fumio. Ce gars est décomplexé, on ne peut pas dire qu'il ait une attitude très japonaise. A vrai dire, il ne respecte que très partiellement les traditions de son pays, c'est un peu un électron libre.


Tu veux connaître mon histoire ?

Le foyer Surakawa n'avait jamais connu que la quiétude caractéristique de ces familles comblées par la naissance de leur aîné. Ce calme fut balayé par la naissance du second fils.
Fumio n'avait que quatre ans lorsqu'il cessa de constituer le centre du monde pour ses parents. Tout l'univers se recomposa autour de ce nouveau-né vagissant, dont le manque total d'autonomie réclamait une attention permanente de la part des adultes, et dont les cris ne cessaient de déchirer l'air une fois que la nuit couvrait la terre de son voile noir. Ce fut là le premier signe. Signal dont le sens échappa totalement à ceux à qui il était destiné. Rien n'était plus normal que d'entendre la voix aiguë d'un bébé percer l'air lorsque quelque chose n'allait pas. Sans doute était-il en proie à de nombreux cauchemars ; le nourrisson pleurait beaucoup, sans qu'on ne pût attribuer la cause de ses pleurs à une quelconque douleur physique. On prenait le bébé dans les bras, on s'efforçait de l'apaiser par des mots doux et des cajoleries. Et on le reposait doucement dans son berceau, avant d'aller s'étendre à nouveau sur son lit, espérant grappiller quelques précieuses minutes de sommeil.
Comme ses parents, Fumio affichait de profonds cernes sous les yeux.
L'enfant s'endormait la journée, sans se soucier de ses petits camarades qui s'affairaient autour de lui. Leurs exclamations de joie, leurs mouvements agités autour de lui ne parvenaient nullement à le perturber ; et très vite, on en oubliait jusqu'à sa présence, qui se réduisait à une masse inerte, se soulevant à peine au rythme de sa respiration. Il restait souvent comme cela jusqu'à ses parents viennent le chercher - et souvent en retard, à cause du petit dernier. On lui agitait alors doucement l'épaule, et il se réveillait avec une facilité déconcertante. Il ne demandait jamais rien. Il se levait, rassemblait ses affaires et allait rejoindre ses parents.
Mais tout cela était normal.
Ce n'était pas de la détresse ; un enfant de quatre ans ne peut pas comprendre la réelle douleur. Disait-on.

Les pleurs du nourrisson ne cessèrent jamais. Et Fumio ne dormait pas.
De grandes ombres se dessinaient dans le noir. La nuit n'était jamais totale à l'intérieur de la chambre du petit ; les rideaux opaques se pliaient, laissant passer quelques rais de lumière qui emplissaient la pièce de pénombre. Les silhouettes se découpaient donc, grises sur fond gris, mais en des nuances distinctes. Les parents prenaient toujours la peine d'allumer la lumière, afin de présenter leur visage familier au bébé. Mais Fumio ne le faisait jamais. Fumio, il entrait dans la chambre en poussant lentement la porte et en la refermant dans le même geste. Fumio, il s'avançait vers le nouveau-né d'un pas lourd, que le nourrisson ne pouvait qu'entendre, et il le regardait.
Il ne pensait pas à mal. A son âge, on n'est pas capable de faire la différence entre le bien et le mal. Les super-héros sont les gentils, les vilains les méchants, mais on ne se rend pas compte de la portée de ses actes. Le fait d'empêcher son petit frère de dormir n'était pas vraiment un problème aux yeux de Fumio. Il observait, tout simplement. Avec de grands yeux innocents. Parce que cette existence neuve avait pris un peu de sa place dans le cœur de leurs parents où, auparavant il régnait en maître. Parce qu'il devait apprendre à laisser un peu de place à ses côtés, pour laisser l'enfant grandir à ses côtés. Toutefois, Fumio ne comprenait pas. Il n'avait nullement conscience du dérangement qu'il occasionnait, des répercussions créées par sa simple volonté d'observation.
Il ne se rendait pas compte qu'il était en créer un fossé entre ses parents et lui.

Car le silence ne revint jamais dans la maison des Suragawa. Fumio ne tenait plus en place. Rester enfermé dans une maison ne lui convenait ; et une journée ne suffisait certainement pas pour contenir toute son énergie. Il avait beau se dépenser en courant, en jouant dehors, en s'investissant dans différents clubs sportifs, quand le soir tombait, Fumio ne semblait pas affecté par la fatigue. C'était un gamin gentil, attendrissant, mais assez pénible à supporter. A l'inverse, son petit frère était toujours très calme, et accordait plus d'importance à ses devoirs. Fumio n'avait pas la patience nécessaire pour rester scotché à son bureau, il préférait bouger, faisant parfois des objets fragiles comme un vase, ou une poupée en porcelaine. Les rapports entre Fumio et ses parents commencèrent peut-être à se dégrader à cette époque. Car ils ne pouvaient pas nier ce qui, chaque jour, se faisait de plus en plus évident.
Fumio n'était pas destiné à mener une existence exemplaire.
Ce ne serait pas à lui d'ouvrir la voie à son cadet. Il ne ferait que le retarder, l'orienter dans la mauvaise direction. Non pas parce qu'il était méchant. Mais parce qu'il ne se rendait pas compte que ses choix pouvaient être nocifs. Enfant, ce n'était pas quelque chose de si grave. Cependant, s'il ne se contrôlait pas, il risquait d'aller droit dans le mur.
Et bien sûr, ce devait être le chemin qu'il allait prendre.

***

Les premières années de la scolarité de Fumio, pourtant, se passèrent très bien.
Elles furent sans doute les plus exemplaires, celles qui eurent le mérite de redonner un peu d'espoir aux parents Suragawa, en leur faisant miroiter un avenir intéressant, à défaut d'être glorieux, pour leur fils. Certes, le gamin n'était pas très doué à l'époque ; certes, il avait tendance à ne pas faire ses devoirs et à bavarder un peu en classe. Toutefois, rien de tout cela n'était vraiment problématique. Du moment que Fumio se maintenait à un niveau correct, même s'il était au bas du second tiers de la classe, cela ne leur posait strictement problème. Toute leur attention était concentrée sur le cadet, qui n'éprouvait aucune difficulté en classe et promettait d'être un élève exceptionnel. A côté de cela, Fumio n'était rien. Juste un garçon normal, dont on espérait que la scolarité se dérouleraient sans accrocs.
Le collège ne fit tout d'abord pas exception à cela. Fumio trouva même le bonheur en s'inscrivant au club de basket de son établissement. Il restait parfois très tard le soir pour s'entraîner, mais prenait toujours la peine de prévenir en avance sa famille de ce qu'il allait faire. Ses parents en étaient plus satisfaits. Si Fumio parvenait à trouver sa voie seul, sans bénéficier de leur soutien, alors cela les déchargeait d'un poids. D'autant plus que ses résultats étaient plus que satisfaisants : en troisième année, il était titularisé, et occupait le poste de meneur. C'était la première fois que quelque chose distinguait Fumio de son frère. Ce dernier était certes bon en sport, mais cela ne constituait pas vraiment un domaine où il excellait. Fumio, lui, était unique. Il faisait partie des meilleurs de son école, et on avait de grandes espérances pour lui.
La vie lui souriait, également. Il fit d'excellentes rencontres au sein de son club, s'entendant particulièrement avec un de ses kouhai, nommé Kiyosuke. Bien que celui-ci n'eût pas choisi de rejoindre ce club, ayant cédé à des pressions paternelles, ils s'entendaient plutôt bien. Kiyo était un artiste, alors que Fumio était beaucoup plus terre à terre ; mais au final, les contraires s'attirent. Et tous deux devinrent bientôt inséparables.
En somme, tout se passait bien pour Fumio. Il n'avait pas vraiment à se plaindre.

Et pourtant, le regard de ses parents ne se posèrent pas sur lui.
Quand l'école participait à des compétitions - certes, rien de bien extraordinaire, le plus souvent il s'agissait de rencontres amicales avec les écoles voisines, sans véritable enjeu en dehors de la réputation et de la fierté -, ses parents ne prenaient pas la peine de se déplacer. Pas même quand Fumio commença à faire partie du cinq majeur. Pas même quand son école se qualifia pour un tournoi inter-collèges. Pas même quand Fumio et son équipe remportèrent un trophée. Leur réaction, lorsqu'ils apprirent la nouvelle, fut à la hauteur de l'attention qu'ils portaient à leur aîné. « C'est très bien. » Et rien d'autre.
Ils s'en fichaient complètement.

Fumio s'investit de plus en plus dans le club de basket.
C'était devenu sa nouvelle obsession : la façon pour lui de prouver à ses parents qu'il pouvait être quelqu'un dont il était intéressant de suivre le parcours. Tant pis s'ils ne le regardaient ; Fumio n'y pouvait rien, et cela ne l'empêchait pas de garder un visage avenant. Même lorsqu'il était triste de ne pas recueillir assez d'attention, il prenait les choses avec philosophie. Ne s'autorisant jamais la plainte. Il était, comme pendant son enfance, l'observateur silencieux du succès de son frère, construisant le sien propre totalement privé de l'attention de ses parents.
Et alors ?
Il n'en avait pas besoin. C'était ce qu'il se répétait. Il n'y avait plus que le basket, dans la vie, et tous les exercices à côté qui pouvaient lui permettre d'assumer au mieux son poste de meneur. Il travaillait sur tout ce qu'il voulait : sa vitesse, sa précision, et surtout son endurance. Il devait être fiable. Il avait le désir d'être utile à quelqu'un, peu importait qui, du moment qu'il s'agissait de quelqu'un.
Et pendant ce temps, il s'éloignait de son domicile. Perdait progressivement tout contact avec ses parents, son frère, qui ne le suivaient plus vraiment. Et acceptant sans problème cette perte. Les choses, à ce stade, auraient peut-être pu s'arranger. Il n'aurait jamais été au centre de l'univers de sa famille, mais au moins y aurait-il trouvé sa place.
Toutefois, Fumio ne parvenait pas vraiment à accepter la situation.

Alors il fit tout pour éveiller l'attention de ses parents.
A partir de la fin du collège, Fumio s'employa à devenir l'élève que tout parent désire ne pas mettre au monde. L'élève qui ne travaille pas, qui sèche les cours, et préfère fumer et draguer les filles plutôt que de résoudre son dernier problème de maths. Le garçon changeait, il devenait un adolescent plutôt avenant, au sourire ravageur. On lui faisait confiance, et il était à l'aise dans à peu près toutes les situations. Sa présence était agréable, même si c'était un empêcheur de tourner en rond.
Malgré tout, cela ne suffit pas.
Les tensions ne firent que s'exacerber. Les regards se faire de plus en plus dépréciatifs.
Et le silence continuait de régner avec ses parents.

***

L'atmosphère pesante de la maison, les regards appuyés et inquisiteurs de ses parents, l'indifférence égocentrique de son cadet, étouffaient Fumio.
Il se sentait déraciné. N'étant plus tout à fait à sa place dans une maison qui ne correspondait plus à ses attentes, dans un foyer qui fonctionnait très bien à trois et n'avait nul besoin de troubles, il ressentit le besoin de s'en éloigner le plus possible. Non qu'il fût véritablement rejeté par sa famille. Toutefois, rien n'aurait tant plu aux Suragawa de le voir revenir sur le droit chemin. Ils ne le comprenaient pas. Et il ne leur expliquait. C'était quelque chose qu'il ne pouvait pas saisir lui-même ; comme une envie de rébellion, une façon de s'affirmer en se plaçant à contre-courant de tout ce qu'il avait connu jusque là.
Cette phase, couramment connue comme étant la terrible « crise d'adolescence », n'épargna pas Fumio.
Remettant en cause le modèle que lui proposait ses parents - une vie simple, rangée, pudique, empreinte de tabous qui ne pouvaient qu'entrer avec contradiction avec ses idées d'adolescent désireux de profiter de sa jeunesse -, Fumio ne rentrait plus tous les soirs à la maison. Il y passait, pour y récupérer des affaires, ou pour piquer quelque chose dans le frigo. Sinon, il était tout le temps dehors. Et ses affaires scolaires, soigneusement enfermées à double tour dans le placard de sa chambre, témoignaient de son abandon de l'école. Fumio avait décroché. Il ne trouverait jamais son bonheur à l'école. Il n'avait donc aucune raison de fréquenter un lycée qui le pousserait à rentrer dans le moule, à faire partie de la masse des gens, à ne jamais avoir la tête plus haute que celle de ses voisins.
Ce fut à ce moment-là que le basket sortit de sa vie.
Pas complètement, certes, mais en grande partie.

Après des journées passées en ville, Fumio revenait traîner dans le quartier le soir. Parfois, il s'infiltrait en douce chez lui, évitant soigneusement de parler à sa famille alors, passant à côté d'eux sans même leur accorder un regard, avant de verrouiller la porte de sa chambre. Parfois, il sonnait à la porte de Kiyosuke. L'accueillir s'avérait toujours compliqué, car la place manquait ; mais Fumio dormait sur le canapé, sans se soucier de la présence des chats qui aurait pourtant pu le déranger. La nuit, il dormait curieusement bien. Pour la première fois depuis longtemps, son sommeil n'était jamais perturbé par quelque pensée négative.
Peu importait l'endroit où il dormait, il se réveillait toujours à l'aube, dès que les premiers rais de soleil s'infiltraient dans la pièce. Fumio rassemblait alors ses affaires, et quittait discrètement le domicile qui l'avait hébergé avant que les autres occupants ne se réveillent. Il se prenait à manger avant de partir, et entamait son footing matinal.
Ce footing était un rituel auquel il ne pouvait se soustraire. C'était devenu l'élément stable de son existence, la seule constante d'une vie qui devenait de plus en plus chaotique à mesure que Fumio s'éloignait des siens. La seule chose, en fait, qu'il faisait véritablement bien. Et pourtant, ce n'était pas non plus un élément totalement positif. On ne peut dire qu'une activité est bonne quand on la pratique par besoin. Or c'était exactement ce que faisait Fumio. Personne ne s'en était rendu compte jusque là, mais son besoin de faire du sport était un peu trop compulsif pour être totalement bon. Fumio n'en était pas encore au stade où toute sa vie tournait autour de la pratique physique. Mais il ne pouvait envisager un jour où il ne courait pas pendant au moins trois heures. Peu importe ce qu'il faisait après, du moment qu'il y avait ces trois heures bloquées dans son planning quotidien. Au fond, c'était surtout cela qui était gênant. Le fait qu'il ne parvenait plus vraiment à s'accepter comme il l'était. Peut-être, inconsciemment, désirait-il remodeler totalement son image, éliminer le moindre gramme de graisse comme si celui-ci était une atteinte aux lignes de son corps. Il ne s'en rendait pas compte. Parce qu'il passait ensuite la journée à ne pas faire grand-chose, et que cette inaction le faisait croire - à tort sur le plan physique, mais c'était sans doute vrai d'un point de vue social - qu'il était simplement un flemmard.
Ainsi, il ne pouvait que désirer contrebalancer cette inactivité par une pratique plus intensive.

Et puis, il y avait un autre problème, un problème de taille qui ne pouvait se résoudre aisément sans demander de l'aide à quelqu'un d'autre. Ce problème, c'était tout simplement l'argent.
Fumio était dépendant de ce que les autres voulaient bien lui accorder. Un toit pour la nuit, le contenu de leurs réserves. Or il aspirait à une situation d'autonomie. Il désirait pouvoir vivre par lui-même, sans avoir besoin de recourir à l'aide de Kiyosuke pour ne pas se tourner vers sa propre famille, avec laquelle la rupture était décidément consommée. Le problème étant qu'il n'était pas majeur, et qu'il avait complètement abandonné l'école avant la fin du cursus. Les choses ne se présentaient donc pas sous un angle agréable aux yeux de Fumio. Il n'avait pas beaucoup de choix.
Sinon, peut-être, de franchir la ligne.
Depuis qu'il ne fréquentait plus l'école, il avait de nouvelles connaissances. Des personnes beaucoup plus âgées que lui, beaucoup de garçons d'ailleurs, mais également quelques filles qui tentaient parfois de lui faire des avances, mais qu'il refusait par manque d'intérêt. Elle était résolue, cette période où il ne pensait qu'à trouver la copine idéale ; désormais, tout ce qui pouvait lui permettre de vivre - et de vivre selon ses propres envies, évidemment - devenait sa priorité. Parmi eux, il y avait un homme d'environ vingt-cinq ans, qui, flairant l'aubaine, commença à proposer à Fumio quelques petits jobs de rien de tout, des jobs qui ne lui coûteraient rien, mais qui lui rapporteraient beaucoup.
L'argent facile, permettant de consacrer tout son temps à autre chose, attirait Fumio comme une mouche.
Sans se rendre compte de ce qu'il faisait, il accepta.

***

Fumio avait toute la journée de libre. De quoi occuper son temps comme il le désirait, sans se forcer à se lever pour travailler. Une existence idéale, en somme.
Il devait simplement se rendre disponible le soir - ce qui ne lui posait nul problème, dans la mesure où les salles de sport qu'il fréquentait fermaient assez tôt, et où il n'aimait pas courir dans le noir, par peur du danger. Fumio remballait alors son habituel survêtement et l'échangeait contre des vêtements plus casual ; changement qui n'aurait pas eu d'importance si cela ne constituait pas un véritable effort pour le jeune homme. Il avait toujours contact avec le même interlocuteur, qui était shatei ; et traînait très souvent avec un gang des rues adjacentes, affilié au clan, et avec qui il discutait comme à de très vieux amis.
Fumio se donnait le grand frisson.
Fumio se berçait d'illusions.
Il croyait y voir l'occasion de se sortir de ses ennuis. Alors même qu'il s'y enfonçait un peu plus. Ce monde n'était pas le sien, et jamais Fumio ne pourrait y être autre chose qu'une victime. Mais à l'époque, il ne s'en rendait pas compte. Il pensait juste que tout ce qui importait, c'était de pouvoir profiter du système pour en retirer quelque chose - et si possible, le moins difficilement possible. S'il s'était rendu compte de ce que cela signifiait vraiment, des implications qu'il y aurait, aurait-il continué sur cette voie ? Pas sûr.

Car Fumio n'avait pas conscience des différentes manœuvres qui agitent une communauté. Tout le monde n'avance pas dans le même sens ; les ambitions ne se recoupent pas nécessairement ; et il peut arriver que le plus simple est encore de laisser tomber ses camarades pour poursuivre son propre objectif. Fumio n'était pas idiot, bien sûr ; simplement candide. Il n'avait pas compris que « yakuza » était un terme qui désignait avant tout des criminels, et non des personnes un peu dangereuses, mais dont il était facile de se faire des amis pourvu que l'on allait dans leur sens. Il n'avait pas compris qu'à trop vouloir faire cavalier seul, on finissait par être dépassé par les événements.
Le groupe que Fumio suivait ne respectait pas totalement les règles qu'on leur imposait, essayant de doubler leurs supérieurs afin de rafler un pactole plus important. Chose qui ne dérangeait nullement le jeune homme ; après tout, lui-même profitait de cette magouille, il n'était donc pas vraiment en position de discuter. Malheureusement, ce genre d'arnaque fonctionne un temps. Et lorsque le pot aux roses est découvert, il vaut mieux ne pas traîner dans les parages.
Fumio n'était pas totalement stupide. Il l'avait bien compris, ce jour-là, quand il avait aperçu deux hommes dont l'allure indiquait clairement leur appartenance à un clan. Cette discordance dans un schéma bien rodé, où ses proches n'avaient pas à être mêlé à ses histoires, lui mit la puce à l'oreille. Fumio prit la tangente. Grand bien lui en prit : les choses ne se seraient sans doute pas très passées pour lui, s'il était resté.
Quand on a des comptes à rendre, mieux vaut ne jamais se laisser prendre.

Fumio ne mit pas longtemps à comprendre ce qui s'était passé. Ces hommes l'attendaient, ayant entendu dire qu'il dormait parfois dans la famille de son ami ; mais on ne l'y avait plus vu depuis plusieurs semaines, aussi en avaient-ils conclu que Fumio n'y reviendrait pas. S'ils avaient pris conscience de la petite réserve d'argent que Fumio avait glissé à l'intérieur d'un des coussins, sans révéler son existence à personne, pas même à Kiyosuke, leurs doutes se seraient totalement dissipés. Fumio avait jugé plus prudent de ne pas y toucher. Un problème pouvait toujours survenir, et la nécessité se faire ressentir.
Quant aux membres du gang qui avaient péché, Fumio n'entendit plus parler d'eux. Ce fut comme s'ils avaient disparu de la circulation. Sans doute ne s'étaient-ils pas envolé. Sans doute avaient-ils tout le loisir de regretter leurs actes, là où ils se trouvaient.

***

Une autre des connaissances peu recommandables de Fumio - à ce stade, il en avait beaucoup, et cela ne s'est pas arrangé avec le temps - lui a donné le nom d'une personne qui connaissait une personne qui connaissait une personne qui connaissait une personne (etc.) susceptible de l'aider. De nombreuses portes auxquelles frapper, de nombreux refus à essuyer. Et en gardant le sourire.
Toujours en gardant le sourire.
Ce fut sans doute à cette époque-là que Fumio apprit à relativiser les choses. Au moment-même qu'il comprenait que la vie ne serait pas toujours tendre avec lui, il connut pour la première fois l'angoisse. En se demandant s'il allait pouvoir se sortir de cette situation, où il n'avait plus rien, ni argent, ni ami sur qui compter, sous peine de les entraîner dans ses problèmes.

La solution à tous ses problèmes, la façon pour lui de se lancer dans une nouvelle existence, ce fut un petit salon de massage à Tsukibakiya qui la lui apporta.
Tout y est très bien. L'ambiance y est bonne, le métier très intéressant - y compris pour quelqu'un comme lui, arrivant sans la moindre formation -, et surtout, la paie y est excellente. Bref, c'est le paradis sur Terre, cet emploi. Ou presque. Car il est de mauvais ton, dans ce fameux salon, de refuser un extra gentiment demandé par le client (et grassement rémunéré, cela va de soi) sous prétexte que l'on n'a pas vraiment envie de le faire, en particulier lorsque cela fait du métier.
La première fois que Fumio a vendu son corps, bien sûr, cela lui a fait bizarre. Non qu'il en ait conçu une quelconque honte : Fumio n'est pas vraiment le genre de personnes à se poser trop de questions, et sa capacité à accepter la situation est assez remarquable. Simplement, il n'en avait pas l'habitude ; et peut-être fut-il un peu gêné, parce qu'il ne savait pas exactement ce qu'il était censé faire. Que ce soit avec une femme, ou avec un homme (car certains de ses clients sont de sexe masculin), les choses changent un peu. Toutefois, il a vite compris quels pouvaient en être les avantages : une clientèle qui, pour le moment, n'est pas vraiment discuté par ses collègues féminines, et qui lui laisse une marge de manœuvre assez confortable. Autrement dit, plus d'argent.
Combiné au fait qu'il bénéficie de la protection du clan pour lequel il travaille, Fumio est plutôt satisfait de son choix. Bien sûr, il est peut-être travaillé par quelques regrets. Lorsqu'il voit Kiyosuke, son meilleur ami, qui continue de faire ses études et de poursuivre son rêve, il se sent parfois empli de nostalgie. La vérité, c'est qu'il ne voit pas de réelle possibilité d'évolution. Et ne pas être dérangé par son travail ne veut pas dire qu'on l'aime vraiment. Fumio ne se sent pas mal dans son corps, il n'est pas triste. Mais qu'en sera-t-il dans dix ans ? Que fera-t-il le jour où la fatigue le gagnera, le jour où son corps flétrira et n'intéressera plus autant ? Il ne pourra jamais être masseur et prostitué toute son existence. Et, pendant qu'il en est encore jeune, peut-être devrait-il s'interroger sur ses possibilités d'avenir.
Le problème, c'est qu'il n'en voit aucune.


Qui se cache derrière l'écran ?

Prénom/pseudo : Arsinoé.
Age : non, pas 22 ans.
Où as tu trouvé le forum ? par Kiyosuke. Qui n'est pas encore inscrite, en fait.
Comment le trouves-tu ? fort intéressant. Sinon, je ne serais pas là. (logique en fait)
Un dernier mot ? en vrai ça fait dix minutes que ma fiche est prête à être postée mais que je bloque sur ce dernier mot, alors je ne dirai rien parce que réfléchir après minuit n'est pas vraiment mon fort.

crédit (c) Chaussette
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MessageSujet: Re: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 8:22

Je laisse Yuzu faire un petit passage sur ta fiche pour voir si ça lui convient et moi-même je la relis encore une fois avant validation. :love:
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Ôta Yuzu
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MessageSujet: Re: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 15:29

Ca me va très bien o/
Bienvenue officiel parmi nous ! 8D


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Nobuhide Yone
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MessageSujet: Re: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 15:44

Muahahha Bienvenue sur le forum petit humain qui me servira peut-être une jour de dîner si jamais j'arrive à échapper à toutes les vilaines personnes qui veulent me voir passer l'arme à gauche ! *s'enfuit au loin*


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MessageSujet: Re: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 15:49


So much swaaagg, tu es validé !

Ô joie et bonheur, te voilà officiellement parmi nous ! On peut dire que maintenant tu fais parti de la bande, alors tu peux te la péter ! ♥

Cependant n'oublie pas de faire recenser ton avatar et si tu es un Tokusatsu, de mettre ton armure et pseudo dans la liste pour que tout soit bien ordonné. Niveau journal de bord, pense à faire ta fiche de relation qui comprend tes liens et ta liste de rps. Et si tu cherche un ou plusieurs partenaires de jeu, viens donc checker les demandes de rp ou en poster une ! N'oublie pas non plus de mettre le lien de ta fiche de prez' dans ton profil pour qu'on puisse la voir facilement !

Sinon, entre deux rps et recherches diverses je te propose de nous rejoindre à la cafétéria pour un max de flood et de délires !
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Suragawa Fumio
Civils

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MessageSujet: Re: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 16:45

Merci beaucoup. Razz
(Non, je ne suis pas un casse-croûte, je suis pas comestible.)
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MessageSujet: Re: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 17:19

Je passerai au salon d'Yuzu un jour! --->
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MessageSujet: Re: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 17:48

Bienvenue officiellement sur le forum o/
Ta fiche est vraiment chouette ouyeah =D
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Suragawa Fumio
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MessageSujet: Re: Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.   Sam 19 Sep - 21:53

Viens donc, ce sera avec plaisir. Cool
Et oh, merci beaucoup pour le compliment, ça fait plaisir. Razz
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Brûle tous mes désirs d'un feu étincelant.
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