Dans la chaleur de la nuit
Le mal est toujours puni
Les "Unités Kojiki", sortes d'armures intégrales de combat dotées d'une intelligence propre bien qu'instinctive, ont été découvertes alors qu'elles avaient été perdues par l'entreprise pharmaceutique qui les a créé, la Yomotsu Corporation. Cette dernière dépécha de nombreux agents dans l'espoir de les retrouver mais leurs nouveaux porteurs, se surnommant les "Tokusatsu", étaient devenus des justiciers masqués protégeant la ville de la menace Kaijin, des créatures monstrueuses aussi bien nées des malversations génétiques hasardeuses de la Yomotsu qu'à une singularité de la ville : l'énergie Fuzen.
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 Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.

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Yamaguchi Kiyosuke
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MessageSujet: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Lun 21 Sep - 20:10


Yamaguchi Kiyosuke

Bonjour, je m'appelle Kiyosuke Yamaguchi, mais on me surnomme aussi Kiyo. J'ai actuellement 22 ans, car je suis né le 20/09/1999 à Okuse et je suis japonais. Il m'arrive parfois de faire quelque chose de ma vie et si je ne suis pas en train de prendre des photos de Tokusatsu et de Kaijin pour les poster sur T-Booru!! ou d'en faire des fanarts , je suis étudiant en arts et Arche de Noé  à mes heures perdues. Si vous voulez tout savoir je suis un peu fauché et vu que je n'ai aucun secret pour vous, vous pouvez aussi savoir que je suis hétérosexuel et célibataire. On me dit souvent que je ressemble à Otegine de Touken Ranbu. Je suis dans le groupe des Civils.

comment peut-on me reconnaître ?

Caractère


Vous avez déjà vu un boy scout ? Voilà un bon aperçu de Kiyosuke. Poli, serviable, droit, toujours à aider les vieilles dames à porter leurs sacs ou à se lever pour céder sa place dans le tram. Il y a dans cette attitude la trace d’une bonne éducation, au moins partiellement. Chez les Yamaguchi, pas de grossièreté  ; on parvenait à s’insulter avec les politesses les plus exquises. “Mon fils” pour ne pas dire “ Ma déception de fils”. Est-ce que ça a marqué Kiyo ? Un peu. Dans le sens où lui est très franc concernant ses rapports à autrui. Lui quand il n’apprécie pas quelqu’un, ça se voit tout de suite.  Il y a comme un malaise. Il se force à ne pas être désagréable, gardant un ton neutre, mais on sent qu’il y a un problème. Que quelque chose coince. Mais il est prêt à faire des efforts, à reconnaître qu’il s’est trompé sur une personne. Il ne se base pas sur la première impression - elle est utile, certes, mais ne fait pas tout. Mettons qu’il soit fatigué, agacé par quelque chose ou quelqu’un : cela empêcherait une rencontre de bien se passer. Il n’est pas buté à ce point, même s’il peut avoir la tête dure lorsque cela concerne un de ses centres d’intérêt. C’est bien comme ça qu’il a réussi à s’orienter vers une faculté d’arts.

Boy scout en puissance et en acte, disions-nous, le jeune homme a le coeur sur la main. Qu’il voit quelqu’un -voire un animal- en difficulté, son côté Mère Theresa s’active. La preuve : son meilleur ami a besoin d’un toit pour la nuit ? Sans réfléchir, il lui propose son canapé. Il croise une inconnue perdue et son chat : il leur propose carrément une chambre.  Et son propre chat, Miró, d’où croyez-vous qu’il vient ? De la rue. Non mais vous comprenez, il était si près de son appartement, amaigri, à miauler à s’en fendre le cœur, et il a craqué. Il ne pouvait pas laisser la pauvre bête comme ça, toute seule. D’ailleurs s’il s’écoutait, il en adopterait encore un. Ou deux.  Ou trois. Ce n’est pas ça qui manque à Okuse. Mais il sait que ça ne serait pas raisonnable. Malgré ses efforts, il est toujours un peu en galère financière, alors il ne va pas multiplier par trois le budget “croquettes pour chat”. Soyons sérieux. Mais par contre, on peut dire sans hésiter qu’il est trop gentil. Il est déjà arrivé que certains profitent de sa gentillesse et de sa bonne foi ; et il ne s’en est rendu compte que trop tard. Du genre, un camarade qui lui emprunte ses notes de cours et lui rend le jour du contrôle.  Il rage sur le moment, se promet de ne plus tomber dans le panneau...et recommence la fois d’après. Aussi, il est légèrement...naïf. Un peu crédule aussi. Il détecte rarement les mensonges d’autrui, sauf quand vraiment ils sont trop énormes. Lui-même ment peu, mais surtout par omission. Surtout avec ses parents d’ailleurs.

Que dire de plus ? Il est un peu rêveur. Il peut passer des heures, comme ça, à réfléchir à sa prochaine oeuvre. Et ça, il le fait souvent. Parfois, il lit un roman, un manga, un comic, et se dit “ Tiens, ça pourrait être sympa à dessiner”...et il se met à réfléchir sur comment réaliser au mieux son oeuvre.  La même chose quand il voit un beau paysage. Ou même une personne. D’ailleurs, c’est un peu comme ça qu’il est rentré dans l’univers des Tokusatsu. Il avait vu, de loin, un combat et s’était dit “ Bon sang, ça serait géant”. Et l’instant d’après, il griffonnait quelque chose sur son carnet. Inconscient du risque. Nouveau défaut s’il en est. Maintenant, il donne aussi dans la photographie, surtout de combats. Il sait qu’il risque son matériel et sa vie, mais pourtant...il ne dirait pas qu’il s’en moque, mais il essaye d’occulter cette possibilité. Le risque en vaut la chandelle selon lui...  Un peu trop enthousiaste ? Certainement. Alors qu’il est plutôt du genre calme d’habitude, voire flegmatique, un peu mou. Et réservé. Mais qu’on évoque un de ses centres d’intérêt, et le voilà qui s’anime. Qui devient volubile, voire bavard.  Les yeux brillants, et un sourire de gamin sur les lèvres.  Vrai tokatu de la première heure, il est actif sur les sites spécialisés. Quand il était plus jeune, il aurait même voulu être l’un d’entre eux...Mignon hein ? Mais maintenant qu’il a grandi, il a réduit ses ambitions. En voir un de près, avec plaisir, en être un, peut-être pas. La vie de star, c’est trop galère pour lui.

On pourrait aussi rajouter qu’il n’est pas du genre à se prendre trop la tête. Ni à prendre la grosse tête, aussi bien. Il n’est pas arrogant, loin de là. Il peut être fier de certaines de ses réalisations, et personne ne lui reprochera. Mais de la à se vanter outrageusement...non. Juste non. S’il le fait, ça sera pour se moquer, rien de plus.  On pourrait aussi lui reprocher un certain côté...désordonné. Le flou artistique, comme il le dit en riant. Son matériel de dessin, c’est sacré, il en prend le plus grand soin, mais le reste...comment dire...disons qu’il vaut mieux ne pas être regardant en matière de rangement. Il se tient à carreau dans les pièces communes, ou presque. Disons que ce n’est pas étonnant si l’on voit traîner des miettes de gâteaux ou une tasse de thé à moitié bue et froide dans le salon. Y compris devant ses amis ; il fera semblant de s’en moquer, sans le penser réellement : il est comme ça, c’est tout, point.  A ce sujet enfin ;  il est très fidèle en amitié, qu’il ne donne pas facilement. Des “potes”, il en a, des vrais amis, assez peu. Et ceux-là, il s’inquiète en permanence ,il les materne, les couve. Une vraie maman poule parfois un peu étouffante. Même s’il sait donner un peu d’espace quand il voit que son interlocuteur en a besoin. Pour finir, on ne peut nier une certaine curiosité. Il est curieux de tout et de tout le monde, et s’intéresse à tout ; toujours prêt à faire de nouvelles expériences.

Physique


   Physiquement...on peut dire que Kiyosuke n’a pas grand-chose de particulier, si ce n’est sa grande taille. Il toise en effet à un bon mètre quatre-vingt-deux. Pratique pour jouer au basket-ball comme il l’a fait pendant toute sa scolarité, vous en conviendrez. Même s’il ne pratique plus aussi régulièrement qu’avant, il essaye quand même de faire un peu de sport. Un peu de basket avec son meilleur ami Fumio, ou un peu de jogging. Du coup, on peut dire qu’il n’est pas trop mal bâti, sans être un gros tas de muscles. Mais il surveille son poids pour ne pas se laisser aller. Pas de chance pour lui, il fait partie de ces gens qui prennent rapidement du poids, s’ils font un petit excès..A part ça..il est normal. Voire banal. Passe-partout même, avec ses cheveux et ses yeux bruns. Est-ce qu’il s’en veut d’être comme ça, est-ce qu’il complexe ? Pas le moins du monde. Il s’aime comme il est - ou du moins, il s’accepte comme il est.  Il n’a pas un charisme fou, il n’attire pas les foules naturellement vers...et pourtant malgré cette banalité, il a une stature rassurante, solide. Le genre de personnes qu’on aime bien voir quand on est en difficulté : c’est un abri et un refuge solides. Il semble perpétuellement de bonne humeur, et c’est vrai. C’est très rare de ne pas le voir sourire ; quand il ne le fait pas, c’est généralement très mauvais signe. Une perte d’inspiration passagère - le cauchemar de tout artiste-, un coup dur. La fin du monde. Autant le dire clairement, il n’est pas du genre à faire très attention à son style. Ses cheveux bruns ne sont pas vraiment coiffés, son style vestimentaire est, sauf quand il travaille ou qu’il s’agit d’une grande occasion, plutôt décontracté.  Mais une chose est sûre, il aime la couleur dans ses vêtements. Privilégiant souvent les teintes chaudes ou proches de la nature.

Quelque chose te différencie ? Si l’on peut dire...Disons que Kiyosuke est parfois un peu distrait, et n’a pas toujours le temps ou la présence d’esprit de se laver les mains après une séance. Donc il n’est pas rare de le voir avec des mains noires à cause des pointes de critérium, ou encore des tâches de peinture à des endroits divers et variés. Son record personnel étant pour le moment une jolie mèche jaune poussin dans sa chevelure.


Tu veux connaître mon histoire ?


Un pinceau glisse sur le long de la toile, laissant un trait de couleur derrière lui.
Puis une main se soulève, pour appliquer une nouvelle couleur.
Un sourire.
Et il se souvient.

Lorsque Kiyosuke évoque son enfance, il se rappelle surtout d’une explosion de couleurs. La couleur de ses crayons de couleur,de ses feutres. De ses crayons gras sur le papier blanc des murs aussi. Au grand dam de ses parents, qui eurent toutes les peines du monde à lui faire comprendre que non, il ne devait dessiner que sur des feuilles volantes. Lui, il ne comprenait pas pourquoi. C’était tellement plus joli comme ça...Il n’aimait pas les surfaces blanches, tellement ternes. Il ne voyait que les possibilités qu’elles offraient. Son imagination lui permettait de créer un monde à sa guise. Naïveté enfantine. Presque infantile.  Il était attachant, le petit garçon de l’époque. Il voulait juste faire plaisir à ses parents. Et si ça devait passer par se contenter des cahiers de coloriage et des nombreuses feuilles blanches que ses parents lui donnaient, il ferait un effort. Et en récompense, il eut droit à un paquet de crayons de couleur plus fourni que le précédent. Sois sage -même si c’est dur- et tu auras une récompense, pensez s’il apprit facilement cette leçon.

A part ça, il ne posait guère de problèmes. C’était un enfant sage. Studieux. Il n’était pas le premier à l’école, mais il s’appliquait, même dans les matières dans lesquelles il avait le plus de problèmes. Ce n’était pas par fierté personnelle ou par esprit de compétition ; pas du tout. Ce n’était pas des particularités très développées chez lui. Mais voilà, le petit Kiyo avait compris que ramener des bons bulletins était le meilleur moyen de rendre ses parents heureux. Et de faire en sorte que les professeurs l’aiment bien. Qu’ils voient qu’il faisait des efforts, qu’il ne faisait pas exprès de se tromper aux questions qu’ils posaient.  Il donnait le change. Même si au fond de lui, il sentait bien que les heures de mathématiques, pour ne citer qu’elles, lui étaient de plus en plus douloureuses. Qu’il était malade à l’idée d’avoir un examen et de le rater. Mais il le cachait.  Il le cachait derrière ses larges sourires et se cachait derrière son carnet à dessin. C’était son échappatoire, sa soupape de sécurité, sa manière de décompresser. Il dessinait dès qu’il le pouvait. Pendant les récréations, ce qui attirait invariablement un groupe d’enfants autour de lui, curieux de voir ce qu’il allait créer. Pendant les cours aussi. Parfois, profitant d’une pause dans le discours du professeur, il dessinait dans la marge de ses cahiers. En se faisant rarement  attraper - encore aujourd'hui, il se demande comment il a pu magouiller son affaire... Avait-il des amis ? Des copains, plutôt que des vrais amis, en réalité. Des garçons avec qui il pouvait jouer après les cours et inviter parfois, deux-trois filles qui aimaient autant le dessin que lui.  Mais jamais personne avec qui il avait suffisamment de points communs pour qu’il soit appelé “ami”. A la maison..il aidait sa mère, il jouait avec le reste de la fratrie - un frère plus vieux, un plus jeune, et une petite sœur... Son papa lui ébouriffait parfois les cheveux, content de lui. Il était un enfant qu’on pouvait présenter sans rougir. A qui on pouvait faire confiance. Même quand ses parents recevaient des amis à eux, il restait sagement dans son coin et s’occupait silencieusement.  Enfant adorable, n’est-ce-pas ?

Vint le collège. Et peut-être le début de dissensions avec ses parents. Car Kiyo dut passer par cette douloureuse épreuve appelée “choix d’un club”.  Il voulait rejoindre le club d’arts plastiques, comme on peut s’en douter. Mais son père ne l’entendait pas de cette oreille…Il pensait, lui, que sa passion pour l’art n’était  et ne devait être qu’une passade d’enfant...et que maintenant elle prenait un peu  trop de place. Si cela continuait comme cela, Kiyosuke allait, selon lui, devenir un peu trop rêveur, trop asocial. Mais, malin (ou non ?), il lui proposa un marché  : tu peux rejoindre le club d’arts plastiques si tu rejoins aussi un club sportif, qui sache lui inculquer l’esprit d’équipe. Et ce grand naïf d’adolescent, il ne flaira pas la combine. Il se croyait capable de pouvoir s’arranger. Oui, même après que ses parents l’aient inscrit à un juku. C’est beau de rêver. Comme c’était le club sportif qui le répugnait le moins, il finit par se décider pour le club de basket. Il aimait bien, de temps en temps, regarder un match à la télévision... Il y fit la rencontre d’un élève plus âgé, Suragawa Fumio. Il avait entendu parler de lui dans les couloirs comme d’un joueur très talentueux...et il l’avait vu deux ou trois fois de loin. Ridicule ou pas, il le trouvait cool, avec cet air décomplexé, décontracté, cette sorte de désinvolture qu’il affichait en permanence… Pour lui, ce fut une vraie bouffée d’oxygène. Ils étaient tellement différents. Lui ,il était ce type souvent dans la lune, toujours en train de griffonner quelque chose sur son carnet, et Fumio était le sportif terre-à-terre par excellence. Kiyosuke fut déjà heureux en voyant qu’il s’intéressait à lui -cela n’avait rien d’évident étant donné leur différence d’âge -, et le fut encore plus quand ils devinrent amis. Puis meilleurs amis.  Réunis par la passion du basket, mais plus que ça.

Son père réussit son coup. A peine quelques semaines après son “marché”, l’adolescent finit par lâcher un de ses clubs, incapable de tout assumer en même temps. Le club d’arts plastiques, bien sûr. En plus, il doutait. Il doutait de son talent, de son futur possible dans ce domaine... Alors il lâcha ses crayons, et son petit carnet à dessin. Le monde devint presque gris, en dehors des entraînements et des heures passées avec Fumio.  Pour peu de temps. Chassez le naturel, il revient au galop. Ou la passion était trop forte pour qu’il puisse raccrocher comme ça. Ou peut-être que Fumio lui avait fait comprendre qu’il était stupide d’agir ainsi. Qu’il ne devait pas ranger son matériel parce qu’il ne pouvait plus aller au club. Qu’il pouvait toujours dessiner à ses heures perdues pour décompresser. Même si son style de dessin avait changé. D’un peu onirique dans son enfance, il était devenu cruellement réaliste, voire pessimiste. Il était malheureux de toujours devoir prétendre que tout allait bien. Il travaillait encore bien à l’école...mais pourquoi ? Pour ne pas décevoir ses parents ?  Mais pourquoi ? Pourquoi aurait-il du se farcir la tête de choses qui ne l’intéressaient pas ? Pourquoi se tuer à apprendre ses verbes irréguliers en anglais alors qu’il s’exprimait déjà à travers son art ? Oh, il ne se le disait pas clairement. Ce fut bien plus inconscient. Plus insidieux. Et ses années de collège, puis de lycée s’écoulèrent dans une sorte de brouillard. Elles ne furent pas spécialement  intéressantes ou marquantes...Normales. Avec son lot d’amis, de petites amies qui ne restaient jamais bien longtemps avec lui pour des raisons à la fois différentes et semblables, de  joies et de peines. Mais sa vie était ailleurs. Elle était les heures passées sur une peinture, elle était les heures passées à s’entraîner au basket, elle était les heures passées avec son meilleur ami. Il savait les difficultés de Fumio avec sa famille, alors il lui proposait souvent de venir dormir chez lui. Se moquant de la désapprobation de ses parents qui lui trouvaient maintenant mauvais genre. Ces braves gens bien comme il faut ne le voyaient que comme un déchet, un être irrécupérable. Quelqu’un qui avait mauvaise influence sur leur fils. Mais il ne céda pas. Il avait déjà trop cédé. C’était qu’il avait pris du caractère, le petit.

Et quand le moment arriva de choisir son orientation, là, ce fut le drame. Son père le voyait travailler au ministère des Affaires Étrangères, lui se cabra, de toutes ses forces. Non. Kiyo, ce gentil Kiyo qui ne faisait pas de vagues, il voulait faire des études d’art et vivre de sa toile. Il voulait pouvoir peindre, dessiner librement comme quand il avait neuf ans. Il voulait pouvoir être heureux. Ne plus se crisper et serrer les dents. Être lui-même. Combien de soirs rentra-t-il chez lui pour retrouver une atmosphère pesante ? Combien de fois vit-il ses parents se crisper en voyant son carnet ? Trop de fois. Il avait mal de se comporter ainsi, mais il le devait. Allait-il être obligé de renier ce qu’il était pour rentrer dans le moule, s’affadir jour après jour, déprimer perpétuellement ?  Et de guerre lasse, son père céda, se désintéressant de lui. Il avait un fils avocat, l’autre voulait devenir médecin...et puis il y avait maintenant l’artiste. Le marginal. Celui avec lequel il y avait un problème. Autant dire qu’il n’était plus si fier de le présenter, ce drôle d’énergumène.

Deuxième drame : la famille allait devoir déménager à Tokyo, suite à une promotion du père. Non non et encore non. Il n’aimait guère les grandes villes, et il n’avait pas l’ambition d’intégrer la faculté d’arts de la capitale ; c’était au-delà de ses forces. La faculté d’Okuse lui correspondait bien mieux. Il ne serait jamais qu’un artiste local  ; et alors ? Etait-ce mal ? Tout le monde ne peut pas avoir le rayonnement d’un Hokusai après tout. Les petites maîtres, c’était très bien aussi. Et est-ce qu’il fallait qu’il avoue qu’il était déjà reconnu un peu sur le web depuis plusieurs années, grâce à ses photos et fanarts de Tokusatsu ? Non. Il ne l’aurait pas compris, ce père de famille. C’était son secret. Il n’avait jamais rien demandé pour lui, alors ils pouvaient au moins respecter sa volonté de rester ici à Okuse, non ? Lui qui avait tout fait pour rester un brave garçon, qui avait continué le basket jusqu’à être titularisé en tant qu’ ailier, et dont l’équipe obtenait toujours des bons résultats pendant les compétitions ?  Finalement, là aussi, ils cédèrent, et lui permirent de louer un appartement à Okuse pendant qu’eux s’en allaient pour la capitale.

Et ils furent frappés par le bonheur qui irradiait du jeune homme, lorsqu’ils se virent pendant  les grandes vacances. Libre de peindre, de prendre des photos, de dessiner comme il voulait, Kiyo s’épanouissait enfin. Il n’avait plus besoin de se forcer, pour quoique ce soit. Et mieux encore, il avait même trouvé un petit job dans un konbini pour mettre un peu de beurre dans les épinards, en plus de l’argent que ses parents lui envoyaient régulièrement pour l’aider à payer le loyer - une modeste somme, mais toujours  appréciable. Et occasionnellement, il vendait une toile ou un dessin dans une galerie d’art, ce qui faisait une rentrée d’argent  bienvenue. Il réussissait dans ce qu’il faisait. Tout simplement. Mais s’il accueillait toujours Fumio chez lui, il n’en dit pas mot. Ce que ses parents ne savaient pas ne pouvaient pas leur porter tort après tout..

Lui et le chaton qu’il avait adopté entre temps vivaient donc une vie tranquille, jusqu’à ce qu’ils la rencontrent. Elle, cette drôle de fille qu’il trouva un jour de pluie, et son chat. Erika Soryu  et Yoh. Il la croyait perdue, victime d’un combat entre Tokusatsu et Kaijin. Alors il la ramena chez elle. Comme ça. Par pure gentillesse. Un peu naïve peut-être. Oui il allait devoir rappeler son atelier à sa fonction première, une chambre, et alors ? Qu'est-ce que cela représentait, quelques heures de travail pour déménager ses affaires par rapport au fait d’aider quelqu’un, d’avoir une présence qui l’accueillait le soir quand il rentrait de la fac ou du travail ? Pas grand-chose. Oh bien sûr, ils mirent du temps à s’apprivoiser...Mais maintenant, ça marche plutôt bien. Ils collaborent même ensemble pour le site T-Booru!! . Et elle lui sert -souvent- de modèle. Elle l’inspire, voyez-vous. Beaucoup.

Et c’est encore son portrait qu’il est en train de peindre.


Qui se cache derrière l'écran ?

Prénom/pseudo : Anaiya
Age : 23 ans
Où as tu trouvé le forum ? Via Lindorm. Et Erika m’a fait les yeux doux pour que je vienne >_>
Comment le trouves-tu ? Génial *w*
Un dernier mot ? Vos smileys, ils sont magiques *_*

crédit (c) Chaussette


Dernière édition par Yamaguchi Kiyosuke le Lun 21 Sep - 20:31, édité 2 fois
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Suragawa Fumio
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Lun 21 Sep - 20:20

Mon meilleur ami, qu'il est bon de te voir ici. Razz
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Yamaguchi Kiyosuke
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Lun 21 Sep - 20:30

Merci pour cet accueil, mon bro Razz
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Lun 21 Sep - 20:32


So much swaaagg, tu es validé !

Ô joie et bonheur, te voilà officiellement parmi nous ! On peut dire que maintenant tu fais parti de la bande, alors tu peux te la péter ! ♥

Cependant n'oublie pas de faire recenser ton avatar et si tu es un Tokusatsu, de mettre ton armure et pseudo dans la liste pour que tout soit bien ordonné. Niveau journal de bord, pense à faire ta fiche de relation qui comprend tes liens et ta liste de rps. Et si tu cherche un ou plusieurs partenaires de jeu, viens donc checker les demandes de rp ou en poster une ! N'oublie pas non plus de mettre le lien de ta fiche de prez' dans ton profil pour qu'on puisse la voir facilement !

Sinon, entre deux rps et recherches diverses je te propose de nous rejoindre à la cafétéria pour un max de flood et de délires !
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Yamaguchi Kiyosuke
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Lun 21 Sep - 20:56

Merci pour la validation rapide
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Lun 21 Sep - 21:06

De riennnn ! :love:
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Ôta Yuzu
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Lun 21 Sep - 21:15

Bienvenue ! <3


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Yamada Nobu
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Mar 22 Sep - 20:12

Un autre totaku ! ! ! Welcoooooooooooooooooooooooooome ! ! <3


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Yamaguchi Kiyosuke
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   Mar 22 Sep - 20:48

Merci pour l'accueil :bieng:

Nobu> COPAIN TOKATUUUU <3 Obligé on a un lien <3 :deal:
Et puis Yato quoi *w*
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MessageSujet: Re: Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.   

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Kiyosuke Yamaguchi - Terminée.
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