Dans la chaleur de la nuit
Le mal est toujours puni
Les "Unités Kojiki", sortes d'armures intégrales de combat dotées d'une intelligence propre bien qu'instinctive, ont été découvertes alors qu'elles avaient été perdues par l'entreprise pharmaceutique qui les a créé, la Yomotsu Corporation. Cette dernière dépécha de nombreux agents dans l'espoir de les retrouver mais leurs nouveaux porteurs, se surnommant les "Tokusatsu", étaient devenus des justiciers masqués protégeant la ville de la menace Kaijin, des créatures monstrueuses aussi bien nées des malversations génétiques hasardeuses de la Yomotsu qu'à une singularité de la ville : l'énergie Fuzen.
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 Youri mange les enfants au petit-déjeuner.

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Sazonov Youri
Yomotsu Corporation

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Yomotsu Corporation
MessageSujet: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mar 22 Déc - 19:58


Sazonov Youri

Bonjour, je m'appelle Youri Pavlovitch Sazonov, mais on me surnomme aussi Yuri ou Lys. J'ai actuellement 29 ans, car je suis né le premier juin 1992 à Vladivostok et je suis russe. Il m'arrive parfois de faire quelque chose de ma vie et si je ne suis pas en train de tout casser, je suis agent comptable, toujours prêt à rendre service. Si vous voulez tout savoir je suis dans une situation stable et vu que je n'ai aucun secret pour vous, vous pouvez aussi savoir que je suis hétérosexuel et amoureux mais célibataire. On me dit souvent que je ressemble à Ginpachi-sensei Je suis dans le groupe des Yomotsu Corporation.

comment peut-on me reconnaître ?

Caractère Youri ressemble par certains côtés aux héros des comédies romantiques américaines : l'employé de bureau qui approche de la trentaine mais qui n'a pas beaucoup de succès avec les femmes, car il n'est pas exactement l'idéal masculin des demoiselles, un peu maladroit, si ce n'est franchement bizarre à cause de ses rites de célibataire endurci, mais qui a bon fond. Mais derrière cette typologie grossière qui semble si bien s'appliquer à cet individu se cachent des nuances qui font de Youri une personne bien plus normale et classique.
Oui, Youri a trouvé la femme de sa vie, même s'il n'a jamais eu le courage de l'aborder et se contente de l'aimer en secret... mais cet amour à sens unique ne le détermine pas complètement. Vous ne le verrez jamais se comporter en extraterrestre en face de celle qui l'aime, dans l'espoir de paraître cool. Youri serait plutôt celui qui nie, qui garde le silence, qui enferme ses sentiments pour ne pas les trahir.
Travailler ne pose pas vraiment de problème à ce jeune homme calme et posé. Bien au contraire, il adhère totalement à l'esprit d'entreprise japonais et accepterait de nombreux sacrifices pour pouvoir conserver son poste. Son statut d'étranger lui a en effet beaucoup posé problème lors de ses précédentes recherches : Youri a toujours cherché à s'intégrer au maximum, à effacer sa différence pour se fondre dans la masse. Mais si son zèle a toujours été un atout pour son travail, la maladresse de Youri est en revanche un véritable défaut. Maladroit au sens propre du terme, tout d'abord, puisque Youri ne fait pas vraiment attention à ses affaires ou à celle des autres. À cause de son manque de concentration, il provoque involontairement des catastrophes dont il refuse par la suite d'endosser la responsabilité, les jugeant minimes ou pardonnables. Maladroit au sens social ensuite, car Youri commet facilement des faux-pas. Mal instruit des conventions sociales, Youri se montre bien trop souvent familier, ce que beaucoup de personnes ne lui pardonnent pas. Mais cela ne lui semble pas être un problème pour lui : Youri est là pour travailler, pas pour se faire des amis, si bien que ce genre de questions lui passent souvent par-dessus la tête.
Qui plus est, Youri n'est pas vraiment quelqu'un de rapide : il déteste se précipiter, par exemple, et déteste la musique contemporaine et ses rythmes à la fois trop répétitifs et saccadés. Mieux vaut prendre son mal en patience si vous lui demandez un service : il n'est pas sûr que Youri vous le rendra en temps voulu. Mais si Youri évolue à un rythme lent, il déteste tout ce qui l'oblige à faire preuve de patience. Certes, les foules agitées l'énervent énormément, mais les files d'attente calmes et bien organisées le dérangent tout autant. Il aimerait pouvoir passer devant tout le monde, même si Youri est assez réaliste pour savoir qu'il n'a rien faire pour mériter ce genre de privilège.

Youri pourrait donc être présenté comme une personne assez indifférente au monde qui l'entoure, sans pour autant être rêveur, sceptique ou enfermé dans son univers extérieur. Presque cynique, l'histoire des malheurs du monde ne semble pas l'atteindre. Du moins, en apparence. En réalité, Youri est quelqu'un de très sensible, qui s'émeut très facilement et qui a bien du mal à accepter les écarts de conduite de ses collègues ou amis – mais passant totalement sous silence les siens, comme s'ils n'existaient pas. Il ne dit rien, tout simplement parce qu'il juge inutile de prendre position. À quoi sert-il de parler si c'est pour ne pas être entendu ? Youri se protège comme il peut, faisant passer sa petite personne avant tout. Ce n'est vraiment pas le genre d'homme à prendre des risques pour sauver une personne en difficulté.
Il préfère exercer sa sensibilité par d'autres moyens, en lisant de la littérature - russe de préférence, car il tient à conserver un lien avec le pays de ses ancêtres à leur grande époque. Youri aime beaucoup tout ce qui est fleur bleue, romantique, féérique... Exactement le genre qu'il ne peut pas avouer à voix haute. Youri professe donc être un total béotien en matière d'art et littérature, fait semblant de ne pas connaître les références qui sont exprimées devant lui, alors que ses yeux affirment le contraire.
A priori, Youri est une personne intelligente, ce qui se sent dans sa façon de parler, de se distraire ou tout simplement dans ses thèmes de discussion préférés. En tant qu'être parfaitement sensé, il sait faire preuve de logique, comme tout le monde. Mais il étonne souvent ses proches en étant complètement à côté de la plaque pour certains sujets. Youri a cette capacité à se faire ses petits films mentaux et à s'enfermer dans ses schémas mentaux. Puisqu'il cache bien son ignorance, difficile de savoir à quoi s'attendre avec lui : il révélera un jour qu'il n'a jamais réussi à envoyer de messages avec le smartphone qu'il possède pourtant depuis plusieurs mois, ou bien qu'il avait toujours cru qu'on disait « faire des yeux de merlin frit » par exemple. Là encore, la faute revient à son flagrant manque de concentration en dehors des heures de travail.

Physique Notre monsieur employé de bureau a clairement les traits occidentaux : ses petits yeux marrons, cachés derrière des lunettes à cause d'une myopie assez sévère, ont une forme plate et allongée, son nez peu prononcé a une jolie forme qui marque le peu le visage, ses joues sont fines, mais douces, méticuleusement rasées et hydratées par son propriétaire ; tout cela forme le portrait d'un jeune homme au visage plat, sans relief, sans émotion.
En guise de touche de couleur, les cheveux de Youri arborent une jolie teinte blond polaire, dont les reflets dépendent de l'éclairage. À l'origine, Youri a des cheveux de miel, mais il n'a jamais apprécié cette couleur qui le distinguait tant de ses petits camarades. Puisqu'une teinte plus foncée ne lui va pas au teint, Youri a opté pour une nuance de blond peu naturelle, qui lui permet, pense-t-il, de moins ressortir du lot. S'il prend soin de sa couleur, il ne faut cependant pas en demander plus à Youri, qui semble considérer la nécessité de se coiffer comme une corvée. Il oublie souvent de les couper, leur laissant une petite longueur qui l'oblige à avoir recours à un peigne tous les matins.
Heureusement, Youri est plus soigné dans ses habits, le costume-cravate étant un accessoire indispensable pour travailler, même s'il aime laisser un peu de jeu lors de son temps de pause. Il a assez peu de mal à s'habiller, puisqu'il a une corpulence tout à fait moyenne, qui ne le distingue pas des autres. S'il ne fait pas attention à son régime alimentaire, ce qui arrive assez souvent, Youri attrape facilement des poignées d'amour. Cela ne le dérange pas toujours, mais s'il espère attirer l'attention de sa bien-aimée, il est bien obligé de faire quelques (douloureux) efforts... et à acheter des machines lui permettant de se muscler sans effort.

Quelque chose te différencie ? Ceux qui rencontrent Youri pour la première fois sont surpris de constater que Youri s'exprime sans accent, exactement comme un natif. Bien que bilingue, il maîtrise bien mieux le japonais que le russe, ce dernier langage étant de moins en moins pratiqué depuis qu'il a quitté le domicile familial. Cependant, lorsqu'il est nerveux, Youri a du mal à s'exprimer, son trouble s'exprimant par une transpiration abondante, une difficulté à construire une parole cohérente et un peu de bégaiement. Ponctuellement, la prononciation de ses lettres peut s'apparenter à une prononciation russe.
Cependant, Youri sait également s'exprimer en anglais, avec un accent japonais un peu moins prononcé que la moyenne.


Tu veux connaître mon histoire ?

Lorsque les parents de Youri avaient décidé de quitter la Russie en décembre 1991, la situation familiale était on ne peut plus critique. Avec l'effondrement du bloc communiste l'année précédente, ils avaient tout perdu, à commencer par leur travail, qui leur avait été retiré à cause des fermetures d'usines. Sans emploi, sans revenu, incapables de suivre la montée croissante des prix, ils avaient bien cru ne jamais s'en sortir. La découverte de la grossesse de la mère ne fut pas accueillie favorablement, bien au contraire : elle annonçait de nouvelles dépenses qu'ils auraient bien du mal à supporter. Et puisque leurs croyances religieuses leur interdisaient l'avortement, ils allaient devoir se priver.
Les parents de Youri n'étaient peut-être pas de fervents communistes du temps de l'URSS, mais ils regrettèrent bien vite le maigre confort dont ils disposaient à cette époque. Ils n'avaient peut-être pas grand chose, mais cela restait toujours plus que ce que la nouvelle Russie leur apportait.
Mais ce n'est pas l'histoire des parents de Youri. C'est celle de Youri lui-même, qui ignore tout ce qui a pu se passer sur place. Les seules connaissances dont il dispose sur l'URSS lui viennent des cours d'histoire.

Youri avait à peine trois ans lorsqu'il avait mis les pieds pour la première fois au Japon. Mais les images ne s'étaient pas gravées dans sa mémoire.Ce nouvel environnement avait rapidement été adopté par l'enfant. Cette année-là avait également eu lieu la catastrophe d'Okuse, qui n'existait pas du tout dans la vie de Youri.
À l'école, le contact avec les autres élèves avait été difficile. Youri avait eu la chance de ne pas avoir connu d'autre système scolaire, sans quoi l'adaptation aurait été plus ardue encore. Comme les autres enfants, il découvrait un nouvel univers, mais à la différence d'eux, il n'en avait jamais entendu parler auparavant et ne savait pas à quoi s'attendre. Youri s'était étonné d'être le seul étranger de sa classe. Tous les enfants étaient clairement Japonais et le considéraient donc avec curiosité, lui, le gamin aux cheveux châtains et aux yeux allongés, qui en plus avait quelques difficultés à parler leur langue. Cette curiosité, innocente, ne fut pas préjudiciable au garçon, ses camarades de classe s'habituèrent très vite à son apparence et sa présence, tandis que Youri  s'imprégnait de plus en plus de la culture et de la langue dominante.
Ce petit écolier japonais avait cependant un univers familial bien différent de celui des autres. Lorsqu'il rentrait chez lui, dans l'appartement familial, Youri pénétrait dans un autre monde. La différence de langue créait la barrière entre l'intérieur et l'extérieur, recréant une petite Russie idéalisée. Son père avait retrouvé un travail dans l'industrie, mais sa mère avait changé de branche et était entrée dans une formation d'esthéticienne. Ils faisaient pourtant tous deux l'effort d'être présents pour lui, petite famille idéale entièrement tournée vers son petit roi. Ils avaient eu par la suite d'autres enfants, mais ils n'avaient jamais pu recevoir autant d'attention et d'amour que Youri, qui le vivait d'ailleurs très bien. S'il avait conscience d'avoir été privilégié par ses parents, il préférait s'en réjouir plutôt que de s'excuser auprès de ses puînés de la chance qu'ils avaient eu.
Toute famille avait bien sûr ses petits secrets, et il avait fini par devenir évident que les parents de Youri étaient devenus quelques peu les moutons noirs de la famille Sazonov. Un certain ressentiment envers leur départ avait contrarié la famille restée en Russie, causant un certain nombre de désaccords avant qu'une rupture complète et avérée ne fût prononcée. Dans les plus jeunes années de sa vie, Youri se souvenait encore des quelques visites que lui rendait son grand-père à la maison. Il avait parfois du mal à comprendre ses paroles, car il s'exprimait avec un accent à couper au couteau et ne faisait pas d'effort pour se faire comprendre. Cela dit, malgré ce problème, Youri appréciait beaucoup ce grand-père qui ressemblait un peu au Père Noël, même s'il ne leur apportait jamais de cadeau. Ces visites n'avaient pas duré longtemps : Youri n'avait pas dix ans que celui-ci cessa de les voir. Les raisons exactes de cette rupture ne lui avaient pas été expliquées, mais Youri avait plus ou moins compris que ce grand-père était malheureusement mort de vieillesse, et que les autres membres de la famille n'avaient pas envie de se déplacer pour venir les voir.
Tout cela ne concernait pas vraiment Youri, qui avait bien du mal à arrêter un avis sur des personnes qu'il n'avait jamais vues et qu'il ne pouvait manifestement pas comprendre. D'ailleurs, le garçon était assez mal placé pour critiquer sa famille. En effet, vers la fin de la primaire, Youri fut connu comme une véritable petite terreur parmi les élèves, quoiqu'il s'efforçât toujours de conserver une apparence innocente envers les professeurs. Certains enfants avaient innocemment commencé à se moquer de son prénom, le comparant au prénom féminin Yuri, et donc à le traiter de fillette. Youri, trop sensible, pleura beaucoup face à ces moqueries, qu'il jugeait bien plus graves que ce qu'elles étaient réellement, ce qui aggrava bien sûr son cas. Il pleura tellement que leur enseignant fut obligé de leur demander d'arrêter, car il était évident que Youri prenait trop à cœur cette histoire de prénom. Les enfants ne s'étaient pas rendus compte que Youri pouvait vraiment prendre au sérieux leurs petites piques, alors qu'il était parfois insensible à des insultes plus graves.
Cependant, il y eut une personne qui ne profita pas de la gentillesse de Youri et qui donna à ce dernier la réputation de terreur parmi les élèves. Durant toute sa scolarité, un pauvre garçon eut le malheur de toujours se retrouver dans les mêmes établissements que Youri et de subir une certaine forme d'harcèlement. Youri ne pensait pas forcément à mal en le prenant pour cible. Ce garçon était timide et renfermé, et Youri avait envie de le pousser à réagir et à vivre pleinement comme un enfant. Lui aussi se mit à faire des piques, le même genre de piques que les autres élèves avaient eu à son égard, mais devant la réaction craintive du garçon, Youri s'était senti en force et avait poussé plus loin. Il le poussait, lui volait son repas, et lui plongea même la tête dans les toilettes lorsqu'ils étaient au lycée. Toute bonne intention avait volé en éclat depuis longtemps face aux bonnes habitudes. Mais suite à cette dernière humiliation, le garçon trouva le courage de parler. Youri fut convoqué avec ses parents et fut sévèrement grondé. La menace d'un renvoi avait suffi à le calmer directement.
Car Youri ne ressemblait pas vraiment aux grosses brutes qui harcelaient les plus faibles. On avait d'ailleurs peine à croire qu'un garçon aussi intelligent pût s'abaisser à de tels actes. Youri était plutôt le bon élève de la classe, pas forcément le premier, mais un garçon travailleur et réfléchi qui avait de beaux projets d'avenir. On le pensait suffisamment mature et responsable pour se comporter correctement avec les autres élèves. À croire qu'à seize ans, même les premiers de la classe restaient immatures et insouciants.
Ses parents réservèrent le gros de leurs remontrances une fois qu'ils furent de retour à la maison. La scène fut particulièrement traumatisante pour Youri, qui s'était toujours considéré comme un adolescent sage et qui découvrait subitement que ce n'était pas le cas. La porte de l'appartement n'avait pas claqué, car ses parents ne voulaient pas alerter les voisins. Pour cette même raison, ils évitèrent de hurler, mais ils ne se privèrent pas de faire ressortir leur déception et leur honte dans le ton de leur voix. Sa mère gardait la porte d'entrée, son père bloquait le couleur menant à sa chambre : l'adolescent se sentait comme une proie encerclée par deux chasseurs. Sensation désagréable qui le fit tiquer. Mais qu'est-ce qui t'est passé par la tête ? Rien. Ce n'était pas méchant. Tu te rends compte de la honte que tu nous fais ? Peut-être, mais ce n'était pas important. Et ton avenir ? Tu y as pensé à ton avenir ? Si on apprend que tu harcèles les enfants fragiles, qu'est-ce qu'on va penser de toi ?
Youri avait alors réagi. Son avenir, bon sang. Et pour la première fois sortirent des excuses sincères. Il ne regrettait pas d'avoir maltraité ce garçon, juste d'avoir compromis son avenir.

Youri avait envie de travailler dans un bureau. Il avait vu l'effet que le travail manuel avait sur ses parents et n'était pas décidé à suivre leurs traces. Se casser le dos pour gagner sa vie ne lui semblait pas être le sort le plus enviable. Youri avait d'abord eu du mal à déterminer quel métier exactement il voulait. Il était attiré par le caractère officiel de l'administration et pensait qu'il s'agissait d'un travail à sa portée, bien plus que devenir professeur ou de se lancer dans de grandes recherches scientifiques. Ce n'était que par la suite que son choix s'était porté sur la comptabilité, un domaine qui le rebutait moins d'autre et qui, il croyait, lui assurerait une place de choix au sein d'une entreprise.
Ses études entamées, Youri ne se montra pas brillant, mais il était dans la moyenne. On lui reprochait globalement un manque d'ambition. Le caractère de Youri déjà s'affirmait. Oubliée, la petite terreur qui traumatisait son prochain. Youri s'effaçait, ne faisait pas plus que ce qu'il estimait nécessaire pour réussir, et semblait de manière générale ne pas vouloir prendre parti pour un groupe pour un autre. Que le sujet fût politique, religieux ou écologique, la réponse de Youri restait la même : un invariable « ça dépend », qui s'accompagnaient d'explications confuses et contradictoires qui avaient au moins le mérite d'expliquer l'hésitation permanente dans lequel résidait Youri. Certains l'appréciaient pour cette qualité : ils disaient que c'est en se montrant mi-figue mi-raisin qu'il gravirait tranquillement les échelons sociaux.
Si sa vie étudiante se caractérisa par son extrême banalité, sa vie personnelle fut en revanche un peu plus mouvementée. Enfant, Youri était persuadé que ses parents avaient été rejetés par leur famille. Il ne s'était pas posé davantage de questions sur le sujet et se montrait totalement neutre dans son rapport à ces inconnus de qui il partageait. Mais à son vingtième anniversaire, ses parents lui firent une proposition surprenante : ils suggérèrent à toute leur petite famille de se rendre chez les parents de la mère de Youri pour le réveillon. Les autres enfants, plus jeunes, ne parurent pas étonnés de la proposition et l'acceptèrent avec joie, mais Youri se posa des questions. Il n'osa pas les exprimer à voix haute, mais il se demandait pourquoi ces personnes, qu'il avait toujours vues comme celles qui les avaient rejetées, désiraient les voir pour Noël. Youri avait même demandé à ses parents si ses grands-parents maternels étaient au courant de leur visite, ce à quoi ils répondirent, amusés, que l'invitation émanait d'eux. Le choc sur le visage de Youri était tel qu'ils se demandèrent ce que leur aîné pouvait bien avoir dans la tête. Ils ne comprenaient pas qu'un mythe de l'enfance de Youri venait de tomber en éclat par cette simple révélation.
Youri avait une habitude : lorsqu'il ne se sentait pas bien, qu'il avait besoin de réfléchir, de surmonter un chagrin ou une déception, ou tout simplement quand le besoin d'être seul se faisait ressentir, le jeune homme partait se réfugier dans sa chambre. Un portrait de Youri Gagarine, l'idole de ses parents et son saint-patron, trônait au dessus de son lit. Ses parents avaient voulu poser le cosmonaute en modèle pour leur fils aîné, qui avait repris ce patronage à son compte. Mais aujourd'hui, le vieux Youri était la seule présence qu'il tolérait. Pendant des jours, comme un adolescent capricieux, Youri refusa de quitter sa chambre pour se rendre ailleurs que dans la salle de bain, la cuisine ou la fac. Il n'adressait pas la parole à ses parents, moins par défi envers l'autorité qu'ils représentaient que par la rêverie silencieuse dans laquelle il s'était enfermée.
Le jour du départ arriva bien plus rapidement que prévu : Youri fut surpris de se voir rappeler l'obligation de préparer ses bagages pour le lendemain. Cette nouvelle, qui aurait dû l'attrister, fut comme un électro-choc. Subitement, Youri se passionna pour son prochain voyage, s'interrogeant sur la température sur le continent. Il se rendait à Vladivostok, ville qui recevait des courants froids venus de l'Arctique, et ce simple fait lui donnait de l'inquiétude : il avait bien du mal à croire que le climat sur place serait plus proche de celui du Japon que de la Sibérie. Les certitudes de ses parents ne réussissaient pas à calmer ses inquiétudes, car Youri s'était persuadé qu'ils avaient tout simplement oublié la rigueur du froid de Vladivostok à cause de leur confort actuel. Il ne pouvait oublier les récits glaçants que ses parents lui avaient fait d'hivers où les vitres gelaient à cause du manque de combustible.
En arrivant sur place, Youri fut soulagé de constater qu'en vingt années, la situation en Russie avait bel et bien évolué. Il n'aurait pas pu supporter les magasins vides et la mentalité communiste. S'il considérait le pays comme un pays étranger, il n'en fut pas moins ravi de revenir sur les terres de ses ancêtres. Plus encore que l'inconnu des lieux, ce qui avait étonné Youri était le récit que ses parents lui faisaient de ces lieux qui étaient pour eux si familiers, mais que sa mémoire infantile avait totalement oubliée. Youri redécouvrait ses parents sous un nouveau jour, ce qui lui plaisait, car il se rendait compte à présent de la richesse de toute l'éducation qu'ils lui avaient transmise. Il se sentait déjà plus fier de ses origines.
La rencontre avec sa famille se passa bien mieux que ce qu'il imaginait. Les oncles et les tantes qui leur rendirent visite pendant leur séjour se jetèrent dans les bras de ses parents et baragouinèrent milles et une chose. Les enfants entre eux étaient plus réservés, un peu décontenancés à l'idée de se découvrir des cousins venus de l'autre côté de la mer. Youri peu à peu retraça l'histoire de sa famille. La douloureuse séparation avait été causée par la nécessité. À la tristesse de voir une branche de la famille quitter le pays se mêlait le soulagement de la voir partir à une distance raisonnable. Ils s'en accommodaient bien mieux que s'ils étaient partis dans la lointaine Moscou, à l'autre bout du territoire. Ils avaient coupé les ponts à la mort du grand-père paternel de Youri : ce décès avait ébranlé la famille, l'obligeant à se réorganiser en l'absence de ce patriarche au grand cœur. D'autres facteurs avaient pu jouer, tels que l'éloignement, le travail, le temps qui passait trop vite. Youri écoutait toutes les discussions d'un air attentif et curieux, obtenant par la même occasion la réputation d'un garçon calme et sympathique.
En rentrant chez lui, Youri avait des étoiles plein les yeux. La vie lui apparaissait soudainement quelque chose de merveilleux. Rapidement diplômé, il s'engagea dès qu'il le put sur le marché du travail, recherchant une entreprise qui l'accueillerait et ferait de lui un fier employé.

« Voici votre bureau. »
Quel ne fut pas l'émerveillement de Youri lorsqu'il découvrit le petit bureau perdu au milieu de l'open-space où il allait travailler pendant une bonne partie de sa vie. Il sentait les rêves des centaines d'employés flotter dans l'air, tous ces espoirs de gagner des gallons et de participer correctement à la vie de l'entreprise. L'atmosphère le galvanisait, le convainquait qu'il avait bien choisi sa voie. Comment ne pas aimer son entreprise lorsqu'on avait la possibilité de travailler dans des conditions de confort et de tranquillité aussi optimale ? Malgré la concentration de population à cette étage, Youri avait été frappé par le calme solide qui régnait sur les lieux. Même les personnes qui répondaient au téléphone ne troublaient pas l'ambiance silencieuse. Les mots s'entouraient de coton pour ne pas déranger les collègues  près d'eux. Un espace vital auprès de chaque employé était constitué, sans collision entre eux : toute rencontre faisait se glisser deux bulles de vie l'une autour de l'autre, se fondant dans un nouvel espace temporaire dont la paix n'était brisée par personne d'autre, pas même par ceux et celles qui les contournaient pour se rendre à un autre endroit de l'immeuble. Tout était parfaitement réglé, minuté, calibré. Et au milieu de cette harmonie quasi-céleste se tenait un employé abruti devant tant de merveilles, la bouche entrouverte comme celle d'un poisson, les bras pendant inutiles le long du corps, perdu dans la contemplation et incertain de pouvoir se fondre correctement dans le modèle qui lui était proposé. Sa main tremblait un peu lorsque Youri tira la chaise vers lui pour s'y asseoir. Il la régla avec anxiété, comme s'il n'était pas digne de cette tâche, puis il s'installa face au bureau. Il sentit l'émotion lui rougir les joues et faire battre son cœur plus fort. Il ne parvenait pas à croire que cette place lui était réservée, qu'il avait le droit à tant d'attention, et qu'il allait pouvoir travailler dans ce lieu merveilleux jusqu'à ce que la mort vienne l'en déloger. Il faillit même tirer une petite larme, que fort heureusement, personne ne remarqua. Aucun de ses collègues, lorsqu'ils le connaîtraient, n'auraient cru qu'il était capable de manifester tant d'émotion gratuite.
Son air renfermé n'empêcha pas quelques uns de ses collègues de venir se présenter vers lui. Youri avait l'impression d'être au cœur d'un rite initiatique minutieux qui lui permettrait d'appartenir réellement à ce monde lorsqu'il serait terminé. Il acceptait cet accueil avec toute l'humilité dont il était capable, et qui se résumait à remercier sagement ceux qui lui faisaient l'honneur de le rencontrer.
À la pause déjeuner, Youri s'estimait l'homme le plus heureux du monde. Sa première demi-journée de travail s'était  tranquillement déroulée. Youri se sentait parfaitement taillé pour ce rôle et s'en réjouissait. Lorsqu'il se rendit aux toilettes, il commit sa première bourde, arrachant sans le vouloir un câble qui dépassait d'un bureau. L'harmonie parfaite qui régnait sur l'open-space venait subitement d'être remise en cause par un fil électrique mal positionné. La chance, cependant, était aux côtés de Youri, qui n'avait pas trébuché, mais avait conservé son équilibre. Tournant la tête vers le propriétaire de l'ordinateur responsable, Youri posa pour la première fois les yeux sur elle. Ce ne fut pas le coup de foudre immédiat, mais il la trouva jolie. Il se contenta de se présenter et de lui faire remarquer qu'elle était imprudente de laisser traîner ainsi le câble d'alimentation de son ordinateur. Elle parut un peu gênée, mais elle s'excusa de façon si charmante que Youri se sentit coupable de lui avoir fait des reproches.
En s'habituant à ce nouvel environnement et en croisant régulièrement cette jeune femme un peu maladroite, comme lui, Youri sentit son cœur peu à peu fondre pour elle. Les sentiments qu'ils ressentaient à son égard s'apparentaient de plus en plus à de l'amour.

« Alors, comment s'est passée ta première journée, Youri ? » lui demanda le soir sa mère.
Brisant la bulle de rêve dans laquelle il s'était enfermée, le jeune homme répondit :
« Maman, c'est vraiment le paradis sur terre. »
Ses parents échangèrent un regard, ravis de voir leur aîné aussi enthousiaste, mais aussi attendri par l'innocence certaine dont ce garçon pouvait faire preuve.

Ce n'était que plus tard que Youri avait véritablement compris qui étaient les Tokusatsu et les Kaijin. Il en avait bien sûr entendu parler, mais ces mots n'avaient toujours eu qu'un sens flou et malheureusement éloigné de la réalité.
Car l'entreprise que Youri avait rejoint faisait partie de Yomotsu Corporation, et s'occupait tout particulièrement des unités Kojiki. La terminologie avait d'abord étonné Youri, puisque ce mot revenait fréquemment dans les comptes qu'il était obligé de vérifier. Ne sachant pas vraiment à quoi correspondaient ces dépenses régulières, Youri s'en était ouvert à son supérieur, qui n'avait pas manqué de se moquer de lui. Youri devait être la seule personne au monde à confondre des termes aussi importants. Impossible de lui faire comprendre la différence entre Kojiki et Tokusatsu, ou de lui expliquer que les Kaijin étaient encore différents. Tout au plus avait-il réussi, au terme de l'entretien, à retenir que les trois mots désignaient des réalités différentes.
Forcément, Youri s'était tu. Lorsqu'il avait vu la réaction spontanée de son supérieur – une réaction qui avait eu du mal à passer -, Youri avait compris qu'il valait mieux cacher son ignorance et faire comme s'il savait parfaitement de quoi il en retournait. Cette stratégie s'avéra payante, car bientôt, Youri fut aussi au courant que tous les autres – mais personne n'avait conscience du pauvre état de ses connaissances d'origine. Il avait lui-même peu affaire aux uns ou aux autres, mais il avait eu l'occasion de voir une unité Kojiki se faire réparer lorsqu'il avait dû se rendre dans les laboratoires pour réclamer une facture qui ne lui avait pas été déposée. Pour ne pas montrer son admiration, Youri avait ostensiblement évité de regarder l'unité, jusqu'au moment où son interlocuteur, agacé par son insistance, s'était détourné pour retrouver cette facture. Youri avait immédiatement conçu une immense fierté d'appartenir à l'entreprise.
Il n'avait peut-être pas les capacités pour devenir un Tokusatsu, et il n'avait rien de l'ingénieur qui travaillait avec les unités, mais Youri savait que par son travail, il apportait une modeste contribution à l'édifice.
Et cette sensation n'avait pas de prix.


Qui se cache derrière l'écran ?

Prénom/pseudo :  Rieser. Age : Bébé ♥ Où as tu trouvé le forum ? Par Kiyo et Fumier Fumio. Comment le trouves-tu ? J'aime le vert, mais pas le Japon. Un dernier mot ? Les sauts de ligne, c'est pour les faibles.

crédit (c) Chaussette
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Yamaguchi Kiyosuke
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mar 22 Déc - 21:08

...Fumier. Carrément. Même moi j'ai pas osé 8D

A force de nous entendre parler du forum, Fufu et moi, avoue que tu as fini par craquer

Bref. Ton vava gère et ta fiche gère, j'aime  Razz  Razz  Razz

Et bienvenue  
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Murakumo Kaenguma
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mar 22 Déc - 21:26

Bienvenue parmi nous ! Je file lire ta fiche ! :deal:


A cat who has lost a leg is snickering this way : the young lady over there, let's play ! Yai, shall we play a prank ? Yai, shall we go play ? Let's dance, young lady !
The fear of what's inside of me ▵


Dernière édition par Mukuro Kaenguma le Mar 22 Déc - 21:34, édité 1 fois
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Murakumo Kaenguma
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mar 22 Déc - 21:34


So much swaaagg, tu es validé !

Ô joie et bonheur, te voilà officiellement parmi nous ! On peut dire que maintenant tu fais parti de la bande, alors tu peux te la péter ! ♥

Cependant n'oublie pas de faire recenser ton avatar et si tu es un Tokusatsu, de mettre ton armure et pseudo dans la liste pour que tout soit bien ordonné. Niveau journal de bord, pense à faire ta fiche de relation qui comprend tes liens et ta liste de rps. Et si tu cherche un ou plusieurs partenaires de jeu, viens donc checker les demandes de rp ou en poster une ! N'oublie pas non plus de mettre le lien de ta fiche de prez' dans ton profil pour qu'on puisse la voir facilement !

Sinon, entre deux rps et recherches diverses je te propose de nous rejoindre à la cafétéria pour un max de flood et de délires !


A cat who has lost a leg is snickering this way : the young lady over there, let's play ! Yai, shall we play a prank ? Yai, shall we go play ? Let's dance, young lady !
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Sazonov Youri
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mar 22 Déc - 21:48

Je n'ai pas honte, j'assume totalement. :deal:
Merci Kiyo, toujours aussi adorable. ♥

Et merci beaucoup Kaengummi, c'était du service rapide, dis donc.
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Murakumo Kaenguma
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mar 22 Déc - 21:50

J'étais là au bon moment, au bon endroit. Bref, bienvenue et bon jeu parmi nous avec ton playboy !


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Sazonov Youri
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mar 22 Déc - 21:51

Oh, la chance.
Playboy. *rigole*
Je crois qu'il va commencer le rp avec un rhume, celui-là.
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Murakumo Kaenguma
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mar 22 Déc - 21:52

On va dire qu'il a pas spécialement un bon karma d'après ce que j'ai lu... dans tous les cas n'hésite pas à passer en flood si tu as du temps à perdre !


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Ôta Yuzu
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mer 23 Déc - 12:28

Bienvenue Very Happy


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Sazonov Youri
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Mer 23 Déc - 16:30

Merci.
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Suragawa Fumio
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MessageSujet: Re: Youri mange les enfants au petit-déjeuner.   Jeu 24 Déc - 10:56

Oh mais, tu es là. ♥
(okay, j'ai mis du temps à capter) (je suis un boulet)
Ton personnage a l'air magnifique, je prendrai le temps de lire tout ça. :deal:
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Youri mange les enfants au petit-déjeuner.
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